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Guide de référencement bibliographique

Ce guide de référencement a pour but de vous permettre de citer vos sources de manière complète et homogène dans le respect de consignes spécifiques à l’Isara et l'Isema, sur le modèle du style issu de la norme internationale ISO-690 : 2010.

Consignes générales

Dans le cadre de la rédaction d’un document (dossier, rapport, mémoire), vous devez référencer la source de toutes vos citations exactes ou de vos paraphrases afin de :

  • Justifier le contenu de votre document en permettant au lecteur d’estimer la validité des informations exposées et d’approfondir sa recherche par la lecture des sources,
  • Respecter la propriété intellectuelle des auteurs sur lesquels vous basez votre travail et éviter le plagiat,
  • Démontrer que votre document a fait l’objet d’une recherche approfondie, qui renforce la crédibilité du travail effectué.

Votre bibliographie contient la liste des références bibliographiques de l’ensemble des sources utilisées (citées ou paraphrasées) dans votre document. Elle permet à votre lecteur d’identifier et de localiser vos sources.

/!\ Cette liste est présentée triée par ordre alphabétique des noms d’auteurs puis par ordre chronologique pour un même auteur.

/!\ La bibliographie n’est pas présentée par type de documents.

La bibliographie se trouve à la fin de votre document (dernière page numérotée).

Vous la présenterez de façon homogène dans le style bibliographique Isara – ISO-690 issu de la norme internationale ISO-690 : 2010 (dans son format d’appel de citation auteur-date).

J’ai un travail à rendre pour demain et je n’ai pas commencé… Si je copie-colle le contenu d’un site Web qui propose des citations, j’ai bon ?
La réponse dans cet épisode sur le plagiat de la Websérie de l’Université d’Angers ! (5’02)

Citation_AppelCitation_RefBiblio

La citation

Pour utiliser dans votre travail un extrait issu d’un livre, un article, une page Web ou tout autre document dont vous n’êtes pas l’auteur, vous devez insérer dans le corps du texte une citation courte (entre guillemets) ou une paraphrase (reformulation).

Dans tous les cas, il est nécessaire de faire suivre l’extrait d’un appel de citation associant l’information utilisée avec la source dont elle provient (voir section suivante).

La citation courte s’appelle aussi citation exacte. C’est une exception au droit d’auteur permettant d’utiliser un extrait d’une œuvre sans demander son autorisation à l’auteur.

Il est indispensable d’indiquer le texte exact (verbatim) de la source d’origine.

Insérer la ou les phrases utilisées entre guillemets, dans le corps du texte ou en retrait. Utilisez […] pour couper une citation.

Faites attention à la taille de la citation (taille de l’extrait / taille de la rédaction personnelle).

La paraphrase est une opération de reformulation consistant à développer en l’expliquant une idée issue d’une autre source. Elle consiste à redire avec vos propres mots l’idée exprimée par un autre.

Modifiez l’ordre du discours et la structure des phrases, ne vous contentez pas de synonymes.

Veillez à respecter le sens du texte original, à être compréhensible pour votre lecteur.

L'appel de citation

Lorsqu’un livre, un article ou tout autre document est cité ou paraphrasé dans le corps du texte, un appel de citation au format (Auteur, date) doit toujours signaler la ressource citée.

/!\ L’appel de citation se trouve juste après l’extrait cité entre guillemets ou paraphrasé.
Il est le lien entre la citation dans le corps du texte et la référence bibliographique correspondante qui se trouve dans la bibliographie à la fin du document.

Il sera structuré de la même façon quel que soit le type de document source : ouvrage, article, thèse, page web…

La forme de l’appel de citation dépend du style bibliographique utilisé.
Dans le cadre de vos rapports et mémoires réalisés à l’Isara et à l’Isema, vous devez utiliser le système dit « auteur date ».

Vous n’utiliserez donc pas d’appels de citation numériques ([1], [2]…) ou en notes de bas de page.

/!\ Selon le style ISO-690, l’appel de citation est identifié, quel que soit le type de document, par le nom de famille de l’auteur et l’année, indiqués entre parenthèses.
Par exemple : (FAO, 2017).

Quand un document a plus de deux auteurs, mentionnez le 1er auteur suivi de la mention « et al. » :

  • Un auteur : (Lamine, 2003)
  • Deux auteurs : (Lamine, Chateauraynaud, 2007)
  • Trois auteurs ou plus : (Lamine et al., 2010)

Éventuellement, vous pouvez préciser dans la parenthèse la page ou section de pages consultées dans un ouvrage ou article.

  • (Mundler, Valorge, 2015)
  • « Car nous entrons dans une ère où, face aux planifications de l’homme, la nature décidera et mettra des limites » (Rabhi, 2008).
  • Selon une étude menée dans plusieurs pays (FAO, 1990, p. 12-15), la question de l’agroécologie devient prépondérante…

Lorsqu’on veut signaler qu’on cite une idée présente sous la même forme dans plusieurs sources différentes, il faut inclure les appels de citation dans une seule parenthèse, par ordre alphabétique et séparés par un point-virgule : (Lamine, 2003 ; Lecrayon, 2017).

Chaque source fera l’objet d’une référence bibliographique distincte dans la bibliographie finale.

Lorsqu’on veut faire une citation et que l’on n’a pas accès à la source originale, on doit mentionner dans le texte non seulement la source consultée d’où est tirée la citation utilisée, mais également la source originale.
Dans la bibliographie finale, c’est uniquement la référence de la source réellement consultée (la source secondaire) qui apparait.

Généralement, on utilise des formules comme « cité dans » ou « cité par ».

 

Exemple : Un article de Tamburini et al. paru en 2016 cite des extraits d’un autre article de Oerke paru en 2006.
Pour utiliser ces extraits dans votre travail, vous pouvez écrire : D’après Oerke cité par Tamburini et al. (2016), l’application d’intrants chimiques augmente tout comme les dégâts des insectes ravageurs sur les cultures.
Dans la bibliographie apparaît la référence complète de l’article de Tamburini et al. (la source secondaire, c’est-à-dire la source réellement consultée) mais pas celle de l’article d’Oerke.

Rédiger des références bibliographiques

Vous trouverez dans cette partie un exemple de référence bibliographique complète pour divers types de ressources physiques ou numériques.

Une référence bibliographique se définit comme l’ensemble des éléments qui décrivent un document ou une ressource et permettent de l’identifier clairement et de le localiser.

Les éléments qui constituent la référence bibliographique varient selon le type du document et le support du document. La manière dont ils sont présentés (ordre, mise en forme) dépend du style bibliographique utilisé.

/!\ Certains éléments d’une référence bibliographique sont dans tous les cas indispensables à la description complète d’une ressource :

  • Un ou des noms d’auteur(s) : personne physique ou personne morale / collectif (organisme, entreprise, collectivité…)
  • Une date (année de parution, publication, de mise en ligne…)
  • Un titre
  • Un éditeur (ou diffuseur, hébergeur…)

D’autres éléments peuvent apparaitre pour des types de documents ou de support particuliers (voir ci-dessous la section Je veux référencer…) :

  • Pour un ouvrage : mention d’édition, lieu de publication, ISBN, nombre de pages
  • Pour une revue : titre de la publication, numérotation du tome/volume, ISSN

Mise en forme
Le nom de famille de l’auteur est indiqué en majuscules dans la référence bibliographique, et suivi de son prénom complet s’il est connu.
Le titre d’un livre ou d’une revue est en italique.

Plusieurs auteurs
Quand un document a plus de deux auteurs :
– dans l’appel de citation, mentionner le 1er auteur suivi de la mention « et al. », du latin et alii : « et autres »
– dans la bibliographie, retranscrire si possible tous les auteurs.

Plusieurs sources d’un même auteur
Pour différencier plusieurs documents d’un même auteur publiés la même année, les dates dans l’appel de citation et la référence bibliographique sont suivies d’une lettre distincte (a, b, c…).

Mention d’un numéro normalisé international
Si possible indiquer l’ISBN pour les ouvrages, l’ISSN pour les périodiques, et le DOI (digital object identifier), alternative aux URL permettant une identification pérenne pour les articles en ligne.

Document numérique
Toujours indiquer la mention [en ligne] entre crochets après le titre. Ne pas oublier d’indiquer la [date de consultation], l’URL complète et/ou le DOI.

Document partiel
Pour référencer une partie seulement d’un document (chapitre d’ouvrage, page Web profonde…), penser à indiquer après le titre la mention « In : » suivie du titre du livre ou du nom du site.

Document atypique
Si la ressource n’est pas du texte imprimé ou numérique, précisez sa nature entre crochets après le titre du document. Exemples : [DVD], [podcast], [logiciel], [carte], [photographie], [affiche], etc.
Si vous utilisez Zotero, n’oubliez pas de l’ajouter manuellement dans le champ Titre.

Il vous est possible de rédiger vos appels de citation et vos référencements manuellement, ou d’utiliser un logiciel qui vous permettra d’automatiser ces actions.

Zotero est un logiciel de gestion de références bibliographiques libre, open source et gratuit, vous permettant d’enregistrer, citer et référencer automatiquement divers types de ressources physiques ou numériques.

Retrouvez les modes d’emploi et tutoriels (installation et manipulation du logiciel) sur la page dédiée au guide d’utilisation de Zotero.

Je veux référencer...

Vos questions, nos réponses

– Auteur inconnu
Quand l’auteur d’un document n’est pas identifiable ou n’est pas une personne physique, on indique l’organisme responsable de la publication comme auteur : collectivité, entreprise, organisation, association, institution, coordinateur scientifique…
L’information doit être la même dans l’appel de citation et dans la référence bibliographique complète.
Exemples : (FAO 2015), (Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 1996), (Alim’Agri 2017)

– Date de publication/parution/mise en ligne inconnue
En l’absence de date, on utilise les lettres « s.d. » pour « sans date » (sine datum).
Exemple : l’appel de citation dans le corps du texte aura la forme (Deschamps s.d.) ; dans la bibliographie finale la référence complète aura la forme : DESCHAMPS. Les sols, partie 4. Cours d’Agronomie de 3e année. Lyon, s.d.

– Lieu de publication/représentation/diffusion inconnu
Sur le modèle de l’exemple précédent, on utilise les lettres « s.n. » pour « sans nom » (sine nomine) ou « s.l. » pour « sans lieu » (sine loco).

– Rappel
Vous devez effectuer les recherches documentaires nécessaires à l’obtention de ces données bibliographiques. Les règles précédemment énoncées ne s’appliquent qu’en l’absence totale d’auteur, date ou lieu identifiable.
De même, « Anonyme » ne peut pas être employé en l’absence d’un nom d’auteur.

Nous vous recommandons prudence et parcimonie dans l’utilisation des documents obtenus en formation ou au sein de l’entreprise d’accueil, dans le cadre d’un stage ou d’un contrat d’apprentissage : rapports d’activité, comptes-rendus, procédures internes, présentations, etc.
Ces informations ou données issues de documents non publiés/diffusés sont difficilement vérifiables par vos correcteurs voire parfois impossibles à consulter pour vos lecteurs. Ces documents n’apparaitront donc pas dans la bibliographie.

Le recours à ces documents inédits doit intervenir uniquement en l’absence de documents publiés en rapport avec la thématique traitée ; il doit rester limité.
Si toutefois vous souhaitez les exploiter, il faut faire apparaître clairement dans votre travail le contexte d’obtention des informations utilisées (formation, présentation dans le cadre professionnel…). Pour cela, vous pouvez l’expliquer dans le texte, utiliser une note de bas de page, ou encore placer le document en question en annexe.

Nous recommandons la plus grande prudence avec l’utilisation de ce type d’informations ou données obtenues lors d’échanges écrits ou de conversations, qui ne font pas l’objet d’une publication physique ou numérique et sont donc rarement consultables et vérifiables par vos lecteurs (et évaluateurs).
Il est plutôt conseillé de faire apparaître de façon claire dans le corps du texte, au moyen d’une phrase d’introduction par l’exemple, l’identité de votre interlocuteur et le contexte de l’obtention des informations citées. Vous pouvez aussi placer en annexe des extraits de verbatims des entretiens menés.

Si toutefois vous souhaitez exploiter les citations d’un compte-rendu d’entretien oral pour lequel il existe une transcription, il faut faire un appel de citation et intégrer une référence bibliographique complète comme pour tout autre document source.
Vous pouvez utiliser sous Zotero le type de document Interview. N’oubliez pas de mentionner le type de source entre crochets après le titre. Voici un exemple : ASSOCIATION CONSOMM’ACTEURS, 2012. Entretien collectif autour du questionnaire sur les fruits biologiques [Interview]. 12 avril 2012.

Si vous souhaitez citer un écrit dans une autre langue, il n’est pas nécessaire de le traduire : placez le texte original entre guillemets.

Il vous est aussi possible de le reformuler en français en prenant garde à la qualité de votre traduction. Dans les deux cas, n’oubliez pas l’appel de citation !

Si le titre de la ressource est dans sa langue originale, vous pouvez renseigner la référence bibliographique telle quelle.

Les images, dessins, photographies et autres illustrations doivent disposer d’une légende complète en quatre éléments : titre de l’œuvre, auteur (obligatoire !), licence d’utilisation (le cas échéant) et source (page Web où se trouve le contenu).
Pour plus d’informations, se référer aux instructions fournies par Alain GAY.

Pour les tableaux, figures et graphiques issus d’autre documents et réutilisés dans votre travail, on utilisera la formule « in » ou « tiré de ».
Par exemple, si on insère dans son travail un tableau paru dans la Revue d’histoire de l’Amérique française et lui-même trouvé dans le livre L’histoire des femmes au Québec, on doit écrire dans sa légende : ROY, R., LANDRY, Y. et CHARBONNEAU, H., 1977. Quelques comportements des Canadiens au XVIIe siècle d’après les registres paroissiaux. Revue d’histoire de l’Amérique française. Juin 1997. Vol.31, no.1, p. 71 ; tiré de : COLLECTIF CLIO, 1992. L’histoire des femmes au Québec. Montréal, Le Jour, p. 66.

Ce sont des abréviations utilisées dans des styles bibliographiques utilisant le système numérique ou des notes de bas de page.

Op. cit. est l’abréviation de la locution latine opere citato (« dans l’œuvre citée »), utilisée pour ne pas répéter une référence bibliographique lorsque la source a déjà été citée ; on se contente de rappeler le(s) auteur(s), et la page concernée. Cela indique que la référence est la même que celle citée quelques pages auparavant ou dans une note antérieure.
Ibid. est l’bréviation du mot latin ibidem (« au même endroit »), utilisée pour indiquer qu’il s’agit de la même référence que celle citée immédiatement avant, sans autre source citée entretemps. Si les citations faisant référence à la même source ne sont pas consécutives ou éloignées de quelques pages, on utilise alors op. cit.

Exemple
[1] FAURE, Guy, CHIFFOLEAU, Yuna, GOULET, Frédéric, TEMPLE, Ludovic et TOUZARD, Jean-Marc, 2018. Innovation et développement dans les systèmes agricoles et alimentaires. Versailles : Quae. Synthèses. ISBN 978-2-7592-2812-6.
[2] Ibid., p. 92.
[3] VILLEMUS, Philippe, 2018. Le leadership selon la trilogie de l’anneau. Caen : EMS Management & Société. Pratiques d’entreprises. ISBN 978-2-37687-090-6.
[4] FAURE, CHIFFOLEAU, GOULET, TEMPLE et TOUZARD, op. cit., p.128.

Testez-vous avec cet exercice d’autoformation à l’articulation citation / appel de citation / référence bibliographique au format .pdf.

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